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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 12:23

Tout le week-end Mange ta soupe ! les festivaliers ont pu découvrir un pan méconnu de notre patrimoine : les boulangeries domestiques en terre. Grâce au Parc des marais, Mange ta soupe ! a pu révéler, cette richesse à un large public, en 18 photographies grand format. Erwan Patte a bien voulu rédiger une présentation de l'exposition que nous reproduisons ici. 

Neuilly-four

Neuilly-la-Forêt

Fours à pain en terre des marais du Cotentin et du Bessin

Photographies de

Pascal Corbierre, François Decaens et Manuel De Rugy

Direction de l’inventaire du Patrimoine culturel / Région Basse-Normandie

 

La majorité des fours à pain des marais du Cotentin et du Bessin sont édifiés selon la technique de la bauge, localement appelée "masse", "massé" ou "mur d’argile", mélange d’argile, d’eau et de fibres végétales voire animales mis en œuvre sans coffrage.

Traditionnellement couvert avec un toit de chaume, les fournils, appelés localement « boulangeries », sont toujours édifiés à l’écart des autres bâtiments pour préserver ces derniers des risques d’incendie. Deux types distincts ont été identifiés, qui se répartissent de façon aléatoire sur le territoire du Parc. Le premier type dispose d’un four dont la motte est édifiée sur un soubassement maçonné. La motte peut alors présenter plusieurs formes : ronde, en ballon ou plate. Le second type se compose d’une motte de four portée par des poutres fixées à une cinquantaine de centimètres du sol. La forme adoptée est soit ronde, soit en tunnel.

Le dispositif intérieur des fournils reprend souvent le même dispositif (une cheminée encadrée de deux poutres, en vis-à-vis de la porte d’entrée), mais la voûte des fours offre trois modèles distincts. Certaines sont en briques recouvertes de terre crue (secteur au nord d’une ligne Sainte-Marie-du-Mont/Saint-Sauveur-le-Vicomte), d’autres en pierres recouvertes de terre crue (secteur du Bessin), d’autres encore sont entièrement réalisées en terre crue. Dans ce dernier cas, une première flambée permettait d’obtenir une voûte réfractaire. Dans le Cotentin, l’accès à la motte du four est toujours latéral et offre de larges dimensions. Dans le Bessin, il se fait par une niche arrière ou par un étroit passage, latéral ou arrière.

La prise sur place de la matière première ainsi que la liberté, en l’absence de coffrage, dans la mise en forme des volumes, offrirent à la technique de la bauge une grande souplesse qui permit de répondre, jusqu’au début du XXe siècle, aux besoins en fours à pain, élément indispensable à la vie rurale d’autrefois.

 

Erwan Patte / Pnr des Marais du Cotentin et du Bessin

 03StMartin-Aubigny

Saint-Martin d'Aubigny

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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 10:50

Les commerçants ont continué à mettre leurs boutiques aux couleurs de Mange ta soupe ! Merci à tous.

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8 - Le verger carentanais

9 - Studio Debaupte

10 - Pulsions

11 - Créa'cuir

12 - Grand large

13 - Au gai logis

14 - Maison de la presse

15 - B J Optique

 

El le vainqueur du concours de la plus belle vitrine est...    

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LA QUINCAILLERIE BRIERE - Place de la République

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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 10:23

Mange ta soupe ! tient à remercier les boulangers qui ont apporté leur concours au 5ème couvert dédié au biscuit à soupe, et plus largement au pain. 

Boulangerie Samuel GILLES - Place du Grand Valnoble

Boulangerie GOSSELIN - Rue Holgatte

Boulangerie LA FONTAINE DES SAVEURS - Saint-Hilaire-Petitville

Un sincère merci aussi à M. Panier, boulanger retraité, qui a su partager sa passion du pain avec les élèves de la maternelle des Roseaux et apporter des précisions très intéressantes lors de la conférence de David Lecoeur. 

En cliquant sur cette image retrouvez le reportage photographique sur la fabrication du biscuit dans le fournil de Samuel GILLES. 

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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 09:56

Le temps a manqué pour finaliser et installer une exposition sur les Fours à ban de Carentan, un dispositif technique seigneurial qui obligeait jusqu'à la Révolution française les Carentanais à cuire leur pain au four banal, situé dans le faubourg de Giesmare, près de la rivière des Gouffres. 

Le sujet pouvant tout de même intéresser quelques amoureux du passé et curieux, Mange ta soupe ! vous l'offre avec plaisir. Un clic sur l'image et c'est parti !     

 Four plan1775 détail-sud-est

Détail d'un plan de Carentan (1775) conservé à la Bibliothèque municipale de Cherbourg.

Le four banal est indiqué par le numéro 26.

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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 09:20

Pour ce 5ème couvert la presse écrite nous a gâté. Retrouvez des articles, une galerie de photographies et même une petite vidéo sur le site Ouest-France  

 http://www.ouest-france.fr/

 

logo-actualisé-OF

 

Vidéo : 

      http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Carentan-les-chefs-ont-fait-le-chaud-a-Mange-ta-soupe_40771-2241165-pere-bno_filDMA.Htm

 

Galerie photos : 

http://www.ouest-france.fr/detail_galerie_-Mange-ta-soupe-a-Carentan-les-photos-du-5e-couvert_10656-223997_GaleriePhoto.Htm

 

 

Merci également à la Presse de la Manche et ses journalistes qui ont remarquablement couvert ce 5ème couvert. 

PresseManche 20oct

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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 22:54

 

« Nous aussi, classes de moyenne et grande section de l'école maternelle Les Roseaux, serons un jour des petits mitrons comme nos copains. François Thiébot a su nous faire trembler d'émotion en nous racontant l'histoire du petit grain de blé qui donne un jour au boulanger la délicieuse farine pour faire son pain. Puis, après avoir pétri et façonné notre pain, François nous l'a enfourné dans son four à bois. Quelques minutes ont suffi pour le cuire et avoir le plaisir de le ranger dans notre joli sac à pain que nous avions décoré en classe. »

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Invités par Mange ta soupe !, les élèves des Roseaux se sont rendus jeudi 17 octobre à Sainte-Mère-Eglise, pour participer à un atelier autour du four à pain avec François Thiébot et découvrir la Ferme musée du Cotentin.

 

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 13:32

HautChamps17oct-6Nouvelle intervention ce matin du généreux cuisinier Emmanuel Marie chez  les maternelles de l'école des Hauts-Champs. Déjà la semaine dernière, les enfants avaient préparé et dégusté une soupe salée, après avoir coiffé les toques qu'ils avaient confectionnées en classe.

 

Aujourd'hui, ils remettaient cela - stage intensif - et préparaient deux soupes : une sucrée et une salée. La première était à base d'ananas, la seconde à la courgette et au céléri rave.

Il fallait voir vers les 11h 00 tous les enfants sagement assis en cercle pour recevoir leur verre de soupe. Presque tous l'ont bu jusqu'au bout, commençant par la soupe céléri-courgette. Plusieurs en réclamèrent encore ! Un bonheur ! La soupe sucrée eut autant de succès. Voilà des petits sur lesquels il ne sera pas besoin de crier "Mange ta soupe !", grâce à leurs enseignantes et assistances. 

 

Pendant que les maternelles dégustaient la soupe, les CP-CE1 se rassemblaient autour du four de la ferme-musée de Sainte-Mère-Eglise pour entendre les histoires fabuleuses de François Thiébot et goûter le pain. Une animation prise en charge financièrement par Mange ta soupe ! avec le concours du Conseil général (qui offre l'entrée du musée) et de la ville de Carentan (qui régle le déplacement). L'éducation au goût et au bien manger est une question fédératrice sur Carentan, pour le plaisir des petits et des plus grands.

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 09:33

C'est à Eric Marie, éminent connaisseur de la langue et de la culture cotentines, que revint la charge d'entamer le programme du 5ème couvert de Mange ta soupe ! Le directeur de la revue Le Viquet et auteur d'articles fouillés sur nos us et coutumes, s'acquitta superbement de sa tâche. En près d'une heure et demie, il exposa les origines supposées de notre graisse à soupe, comparant plusieurs recettes, qui toutes exigent une longue cuisson (48 heures non stop au moins). M. Marie insista sur le succès de la graisse de Cherbourg, qui dans la deuxième moitié du XIXe siècle approvisionna exclusivement la marine française, en raison de ses nombreuses qualités.

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La deuxième partie de la conférence fut consacrée au biscuit, cette autre spécificité cotentine. Revenant sur l'étymologie de la soupe, à l'origine une tranche de pain imbibée de bouillon (voir sur ce site notre exposition les MOmestibles), Eric Marie distingua pain à potage et pain à soupe. Puis, s'appuyant sur des témoignages et un reportage photographique, il détailla la préparation du fameux biscuit. Fils d'un boulanger de Valognes, le conférencier évoqua ses souvenirs de montagnes de biscuits et la razzia des clients, le jour du marché.  

La fin de la communication fut consacrée à rapprocher nos ingrédients de l'environnement maritime de la presqu'île. Graisse de Cherbourg et biscuit formaient, ensemble, la base de l'alimentation quotidienne des marins au long cours. Avec de l'eau de mer chauffée, la graisse et le biscuit, composaient la soupe prise à chaque repas par les matelots. M. Marie impressionna le public en révélant qu'une corvette de 200 hommes qui partait pour 4 mois embarquait... 14 tonnes de biscuit ! ! ! De quoi donner du travail aux boulangers de Cherbourg.

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Les amateurs de cette page patrimoniale pourront se reporter aux différents numéros du Viquet et particulièrement au numéro 176 de la revue, que vous pouvez vous procurer à la Maison de la Presse, place de la République, ou jusqu'à dimanche 20, à la librairie Mange ta soupe ! à la Maison de l'action sociale et de l'emploi.

 

Après l'inauguration et le pot de l'amitié, accompagné de tartines, David Lecoeur, historien de l'alimentation, prit le relai. Devant plus d'une trentaine de personnes, M. Lecoeur, tint une "causerie" sur l'histoire du pain et son devenir. Dans un premier temps il traça à grands traits l'histoire de cet aliment fondamental. Il insista sur les différentes qualités de pain qui existaient aux temps modernes, sur l'organisation professionnelle des boulangers, et sur les mutations techniques des XIXe et XXe siècle. M. Lecoeur mit en évidence le rôle des guerres dans ces transformations, la mécanisation du pétrissage s'accélérant particulièrement durant la Première Guerre Mondiale, carence d'ouvriers oblige. Une deuxième partie de la conférence fut consacrée à des échanges avec le public sur la qualité gustative du pain d'aujourd'hui, sur le rôle des GMS dans le "défaut" de cuisson de nos baguettes, mais aussi sur le consentement du consommateur à cette évolution. Un boulanger à la retraite apporta beacoup de précisions et de sel aux échanges. L'assitance évoqua ses souvenirs de pains fantaisie. On revint sur le pain brié, sur le pain dit de Dieppe, sur la falue, la gâche, la biscotte et les craquelins... David Lecoeur conclut en abordant la question du sacré, le pain des hommes étant consommé selon une liturgie quasi-religieuse.

conf Lecoeur 16oct2013-2

Les propos du conférencier faisaient écho à bien des situations locales, et il apparaît qu'il serait très instructif d'approfondir cette question de la place du pain dans notre culture locale et notre territoire. Ainsi, jusqu'à la Révolution, la cuisson du pain était un monopole seigneurial à Carentan, et les boulangers devaient utiliser, moyennant paiement d'une taxe, le four à ban, propriété du baron de Gyé, situé dans le faubourg de Giesmard, proche du "quai à bourre" (les fagots servant au chauffage du four). L'abolition des privilèges et surtout des banalités mit un terme à ce monopole, et les boulangers carentanais purent construire et utiliser leur propre four, à l'écart de la ville close, pour ne pas risquer de communiquer le feu aux habitations voisines. Dans les campagnes, les boulangeries domestiques se multiplièrent, dont quelques vestiges subsistent aujourd'hui, ainsi qu'en témoigne l'exposition "Boulangeries domestiques du Parc" qui sera installée au village éphémère samedi 19 et dimanche 20.      

 

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 09:17

C'est à la suite d'une proposition de Bernard Denis, adhérent de l'association Mange ta soupe ! et formateur à l'IME La Mondrée (La Glacerie), que l'institut médico-éducatif a décidé de s'associer à la 5ème Fête de la soupe. Dans le cadre du thème annuel de  l'alimentation, il fut décider de venir à Carentan pour y préparer et servir une soupe aux amateurs des deux conférences programmées le mercredi 16 octobre.

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Les formatrices et formateurs, en amont du déplacement, ont travaillé sur les légumes et leur appréhension pour les jeunes. A Carentan, à partir de 14h 00, accueillis à la Maison de l'action sociale et de l'emploi, ils ont encadré les jeunes qui se sont appliqués à éplucher les légumes, rejoints par quelques adhérents. Sous la direction du chef Emmanuel Marie, fut préparée une belle et bonne soupe de légumes, et au biscuit, thème des conférences oblige.

Mais la deuxième conférence se déroulant trop tardivement, les jeunes cuisiniers n'ont pu servir leur soupe, malheureusement. C'est là notre principal regret, car la soupe, dégustée à l'issue de la communication de David Lecoeur, fut très appréciée. Et tout le monde adresse un grand bravo, et un sincère merci, à chacun des jeunes et à leurs formateurs.

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 08:48

Une douzaine de stagiaires du dispositif Elans, et leur formatrice du Greta des Estuaires, ont découvert l'exposition sur la meunerie installée dans le hal de la Maison de l'action sociale et de l'emploi, et ont participé à une réunion d'information sur la boulangerie et la meunerie, avec le concours de Jean-Pascal, le boulanger de Saint-Hilaire-Petitville. Merci à tous.

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Rappelons que l'exposition est librement consultable jusqu'à lundi 21, et qu'elle a été gracieusement prêtée par l'association des amis des musées du Molay-Littry.

 

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 15:27

Nos partenaires financiers du Cinquième couvert sont La ville de Carentan, le Conseil général de la Manche, le Conseil Régional Basse-Normandie, Le Parc naturel régional des marais du Cotentin et du Bessin, l'Assemblé nationale par l'intermédiaire du député de la circonscription, l'Agence Régionale de Santé, le Crédit Mutuel.

 

Les partenaires médias : Ouest-France, Tendance Ouest.

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Saluons aussi à nos nombreux autres partenaires : l'union locale de commerçants et artisans, d'autres associations carentanaises, des commerçants et artisans, l'association des diabétiques du centre-Manche, les correspondants locaux de trois journaux, des écoles et collège, l'IME La Mondrée, l'office du tourisme,  l'hôpital local, le greta....

Merci à tous et aux bénévoles qui concourrent au bon déroulement de ce 5ème couvert.

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 23:15

 

Compte-rendu d'une intervention de Michel Panier, boulanger retraité mais passionné.

 

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"Émotion, ce matin à l'école maternelle des roseaux : les futurs petits mitrons de petite et moyenne section attendent Mr Panier un ancien boulanger. Dans le cadre de « Mange ta soupe ! », Mr Panier nous a appris à peser à mesurer et à pétrir la pâte, pour fabriquer notre pain. Il a même réalisé une tortue, un crocodile, une souris et un épi de blé !!!!

Il a fallu attendre que la pâte lève puis individuellement, nous avons réalisé notre petit pain qui a cuit pendant le déjeuner.

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Avant l'heure « des Mamans » Mr Panier nous a remis à chacun notre petit pain et notre diplôme de petit mitron.

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Quelle fierté de rapporter le pain que l'on a fabriqué !!!!

  Merci beaucoup Mr Panier !!!!"

 

Et merci aux enseignantes pour tout leur travail. Sûr que ces enfants mangeront leurs prochaines tartines avec la joie d'avoir découvert le secret du pain. D'autres activités dans les autres écoles de Carentan et du secteur s'inscrivent dans cette démarche générale de valoriser auprès des enfants une alimentation saine et reconnectée à ses origines naturelles et humaines (ingrédients, provenance, producteurs, façons...). 

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